Bâtiments historiques

Vieux palais de justice

Type : Bâtiments historiques
Date de construction : 1811
Adresse : 255,265, rue Saint-Étienne
Numéro de lot : 375
Statut juridique : Protection provinciale

Description architectural

- ses éléments tributaires de l'architecture résidentielle, dont le volume (entre autres le plan rectangulaire formé de trois bâtiments contigus, les deux étages, le toit à deux versants légèrement retroussés), les matériaux (entre autres la maçonnerie de moellons et le bardeau de cèdre couvrant le toit), les esses, la symétrie de la composition architecturale, les cinq souches de cheminées en pierre dans les murs pignons ou mitoyens, les ouvertures (entre autres les portes du rez-de-chaussée et les fenêtres à battants à grands carreaux, à petits carreaux et à imposte de deux carreaux);
- les éléments d'inspiration néoclassique, dont les fenêtres cintrées éclairant la salle d'audience, le portail principal encadré de pilastres et d'un entablement ainsi que la corniche à modillons en façade terminée par des retours sur les murs latéraux;
- la salle d'audience située au deuxième étage de la partie centrale et son mobilier;
- la chambre forte située dans la partie est logeant autrefois le bureau d'enregistrement;
- la décoration intérieure du bâtiment central logeant le palais de justice, dont les boiseries et les manteaux de cheminée.

Source: Ministère de la Culture et communications Québec, Répertoire du patrimoine culturel du Québec, 2013

Description historique

Le vieux palais de justice de L'Assomption a été érigé en plusieurs étapes. En 1811, la construction d'une première maison, qui constitue aujourd'hui la partie est de l'édifice, est amorcée par Laurent Dorval (fils). Toutefois, la fin des travaux est supervisée par le marchand Laurent Leroux qui l'acquiert avant qu'elle soit terminée. Ce dernier engage, en 1822, Jacques Duffault, qui construit un deuxième bâtiment, maintenant la partie centrale, contre le mur pignon ouest. Il ajoute ensuite un troisième corps de logis, soit la partie ouest, en contiguïté avec le deuxième. L'immeuble accueille alors deux logements et un magasin. En 1842, l'édifice perd sa fonction originale. En effet, Jean-Moïse Raymond (1787-1843), homme politique du Bas-Canada puis du Canada-Uni et gendre de Laurent Leroux, est nommé registrateur du district de Leinster, qui comprend le comté de L'Assomption. Il transforme l'immeuble légué par son beau-père pour y installer, à la place de son logement situé dans la partie est, le bureau d'enregistrement du comté. Le magasin qui occupait jusqu'alors la partie centrale est réaffecté en cour de justice à l'étage et en bureaux pour le conseil de comté au rez-de-chaussée. Quant à la partie ouest, elle lui sert de logement. Au Québec, les premiers palais de justice sont érigés au début du XIXe siècle, à la suite de la Loi de la judicature de 1793 qui divise le Bas-Canada en districts de tribunaux supérieurs, pour les causes criminelles, et inférieurs, pour les causes civiles. En 1841, la loi de l'enregistrement partage le Canada-Est en comtés. Le vieux palais de justice serait le plus ancien palais de justice de comté du Québec. Au cours de la décennie suivante, l'Acte de judicature (1857) divise le Canada-Est en 21 districts judiciaires et prévoit verser un subside à chaque conseil de comté pour la construction d'un palais de justice. Les modifications apportées au vieux palais de justice en 1860 découlent de cet acte. Cette année-là, le conseil de comté de L'Assomption engage l'architecte Victor Bourgeau (1809-1888) pour réaliser ces modifications. Bourgeau, qui a déjà travaillé à l'agrandissement de l'église de L'Assomption (1857), est renommé dans la région de Montréal pour ses oeuvres religieuses d'inspiration néogothique ou néobaroque. Son apport touche principalement la partie centrale, notamment le mobilier de la salle d'audience, le décor intérieur, les fenêtres cintrées au deuxième étage, le portail et la corniche à modillons en façade. Le vieux palais de justice de L'Assomption est classé en 1973. Il bénéficie d'une aire de protection depuis 1975. Si la cour de justice n'est utilisée que jusqu'en 1923, le bureau d'enregistrement demeure ouvert jusqu'en 1979. En plus d'avoir servi de scène à de nombreuses productions cinématographiques et télévisuelles depuis les années 1970, le bâtiment accueille un centre culturel. Au cours des années 1990, des travaux de restauration ont été effectués sur chacune des parties. Source: Ministère de la Culture et communications Québec, Répertoire du patrimoine culturel du Québec, 2013

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