Œuvres publiques

Le Retour du grand monarque | Oeuvres monumentales entre ciel et terre

Type : Sculpture
Date de construction : 1985
Propriétaire constructeur : Germain Bergeron

Description architectural

Un peu plus à l’est sur le boulevard de l’Ange-Gardien, face au Collège de l’Assomption, une impériale statue de fer attend le visiteur au milieu des arbres. Intitulée Le retour du grand monarque, cette oeuvre filiforme de Germain Bergeron se donne en paradoxe à son visiteur. En effet, sa morphologie ludique, faisant penser à un dessin animé à saveur comique, détonne avec le titre, lequel, de prime abord, devrait imposer le respect hiérarchique. Muni de courtes jambes, d’un long corps courbé et d’un cou si étiré qu’on sent qu’il pourrait rompre à tout instant, ce personnage
distordu transmet l’impression de sa désuétude. Sa tête voutée fixe le sol et ne communique pas la fierté et la force que devrait normalement dégager un monarque. Malgré tout, il tient fermement son sceptre dans sa main gauche et une croix est fixée à son avant-bras droit, un peu comme si elle y était tatouée. La base triangulaire servant de socle à l’oeuvre est dotée de trois roues dont aucune ne se dirige dans la même direction, de sorte que l’unique mouvement que ce « char royal » pourrait faire serait un mouvement circulaire infini. Cette idée de rotation est-elle là pour permettre aux sujets du roi de l’admirer sous tous ses aspects, telle une icône, ou plutôt pour signifier son incapacité à aller de l’avant? La réponse semble évidente, et la dérision d’un personnage qui, historiquement, avait tous les pouvoirs, brise les chaînes du passé par son ironie et se rit de cette hiérarchie désormais archaïque.

Référence

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