Parcours patrimoniaux

Les origines de la chapelle Bonsecours

Type : Bâtiments historiques
Date de construction : Vers 1858
Adresse : rue Saint-Ursule

Description historique

En 1724, le petit cimetière près de la rivière, attenant à la première chapelle-presbytère élevée par messire Pierre Le Sueur, suffit largement aux besoins de la paroisse. Près de trente ans plus tard, le curé Jacques DeGeay implante un nouveau cimetière, à l’est de son église en pierre, sur le coteau du Portage. Mais la croissance rapide de la paroisse force bientôt la fabrique à envisager l’ouverture d’un troisième cimetière. En 1810, elle achète donc de Pierre Mercier ce lot d’un arpent carré qui s’étend aujourd’hui autour de la chapelle Bonsecours. En 1778, une chapelle consacrée à la Vierge s’élève déjà au coin sud-ouest des rues Saint-Joachim et Saint-Étienne, devant l’ancien Palais de justice. Elle est transportée ici, en 1810, dans le cimetière récemment béni. Devenue vétuste, elle est vendue à un paroissien en 1857. La chapelle actuelle est érigée l’année suivante par la fabrique. Pour lever les fondations de l’édifice, les marguilliers récupèrent la pierre des clochers de l’église paroissiale qu’on vient de rabattre. La fabrique y fait aménager un charnier pour y recevoir les corps des défunts pendant l’hiver, en attendant de pouvoir les inhumer au printemps. Le 1er juillet 1858, la construction de la chapelle Bonsecours est enfin terminée. Trois semaines plus tard, le curé Féréol Dorval baptise l’unique cloche, dont Pierre-Urgel Archambault et sa soeur Priscille, veuve du notaire Eugène Faribault, en sont les parrain et marraine. Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, bénit la nouvelle chapelle la semaine suivante, pendant qu’à Lourdes la chrétienté s’émerveille des apparitions de la Vierge Marie. Au cours des décennies, plus d’une centaine de personnes ont été inhumées et reposent aujourd’hui sous l’humble chapelle. Une chapelle ou une église? Tout au long de son histoire, la paroisse de L’Assomption sera dotée de plusieurs chapelles. Certaines sont réservées aux différentes communautés religieuses qui oeuvrent dans leur école ou leur couvent respectif : soeurs de la Congrégation de Notre-Dame, sœurs de la Providence, soeurs de la Sainte-Famille, frères de Saint-Gabriel. D’autres sont fréquentées par les élèves de l’École d’agriculture ou les étudiants du Collège de l’Assomption. Quelques-unes, enfin, sont destinées aux dévotions particulières des fidèles, comme la crypte du Collège, pour les morts, de même que les chapelles consacrées à sainte Anne et à Notre-Dame de Bonsecours. Dans tous les cas, elles servent uniquement de lieux de culte. Ainsi, contrairement aux églises, elles ne disposent d’aucun registre de baptêmes, de mariages ni de sépultures; elles n’ont d’ailleurs ni curé ni marguilliers. Un chapelain y est nommé par l’autorité du diocèse et y préside les célébrations. À L’Assomption, on les choisit souvent parmi les prêtres qui enseignent au Collège.

Liens et documents

Chapelle Bonsecours

MRC de L'Assomption

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